Le bonheur n’est plus dans le pré…

C’est en tout cas ce qu’on pourrait penser en voyant les plaintes qui se multiplient contre les “nuisances” de la campagne.

Ici ce sont les coassements des grenouilles d’une mare voisine qui indisposent. Là, le tintement des cloches des vaches qui paissent non loin qui gêne. Ailleurs, le chant des cigales qui incommode. Ou encore celui du coq qui importune. Et que dire du son des cloches d’église, qui dérange ? Sans parler des déjections des abeilles (comprenez le pollen) qu’on trouve salissantes…

Sont-ils devenus fous, ces néo-ruraux et ces touristes, pour être à ce point déconnectés de la vraie vie ? Ont-ils oublié qu’il y a 3 générations seulement, plus de 50% de la population française vivait à la campagne ? Sont-ils à ce point drogués au tumulte incessant, à la pollution, à l’agressivité et au stress générés par la ville, qu’ils en oublient les sons de la nature ?

Douce France…